Comment un Dieu d’amour peut-il envoyer quelqu'un en enfer

Posted: vendredi 12 octobre 2018 by Eglise au Coeur de la Ville in Libellés :

Posons-nous d’abord la question d’une autre manière : comment un Dieu d’amour peut-il juger?  
À vrai dire, le jugement de Dieu prouve son amour. Si Dieu ne juge pas, alors il n’aime pas. En effet, son amour est pur et parfait : son amour est si fort qu’il abhorre tout ce qui peut porter atteinte à sa merveilleuse création.
Qu’en est-il des bonne personnes ?
Une question se pose quand on soulève la problématique : « comment distinguer qui mérite quoi ? » Dieu ne nous compare pas les uns aux autres ; il est lui-même le standard de justice. Nous ne pourrions ni atteindre ni conserver ce standard parfait.
La Bible révèle que personne n’est bon, personne ne respecte les standards parfaits de Dieu, et personne n’est sans péché.

Qui n’a pas ainsi dialogué avec sa conscience ?

  • « Tu as menti !
  • Oui, mais c’est dans l’intérêt des autres.
  • Tu as volé !
  • Seulement de petites choses.
  • Tu as fraudé !
  • Et l’État, tu crois qu’il ne nous piège pas ? »

Celui qui pense ainsi minimise ses fautes. Ses faux raisonnements lui servent d’excuse, il juge qu’il n’a pas vraiment péché. Pourtant, la Bible déclare 1 Jean 1:8 « si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes.»  

La vérité est celle-ci : celui qui ment est un menteur, même s’il s’agit d’un rien, celui qui vole est un voleur, même s’il s’agit de peu de choses, celui qui fraude agit contre l’intérêt commun.
Nous voulons que Dieu punisse les péchés des autres, mais pour être parfaitement juste, il doit également s’occuper des nôtre. Le Dieu d’amour ne peut pas simplement ignorer notre péché, que nous le considérions « insignifiant » ou non.
Dieu se doit d’être juste, totalement et complètement.
Toutefois, si Dieu est parfaitement juste, il est également parfaitement amour. 
C’est sur la croix, où Jésus mourut, que ces deux aspects se rencontrent avec une puissance équivalente. À cause de sa justice, un châtiment devait être payé pour notre péché : c’est la mort. Grâce à son amour, Jésus a payé notre condamnation afin de nous sauver et de nous rendre libres. Quel amour ! 

La question est : 
comment y répondrons-nous ? 
Rejettera-t-on cet acte de Jésus, son amour, et ferons-nous face aux terrifiantes conséquences éternelles ? 
Ou accepterons-nous avec reconnaissance cette merveilleuse délivrance obtenue par Jésus-Christ ?

Qui veut aller en enfer ?
À vrai dire, Dieu n’envoie personne en enfer. C’est toi qui décides d’y aller. Dieu a tout fait pour t’empêcher d’aller en enfer en te demandant d’accepter son plan de sauvetage.
Nous assumerons les conséquences de nos choix.

Comme l’a dit C.S. Lewis :
« Les damnés sont, dans un sens, des rebelles qui ont réussi à le rester jusqu'au bout … Tous ceux qui se trouvent en enfer, l’ont choisi. Sans ce choix personnel il ne pourrait y avoir de l’enfer. »
Le médecin n’est pas à blâmer si nous refusons de prendre les médicaments qu’il nous a prescrits et que nous ne guérissons pas !
Le  divin  médecin  a  diagnostiqué  chez  l’être  humain la maladie du péché et offert un remède : le pardon. Si nous refusons ou ignorons cette offre, nous devons vivre à jamais avec cette maladie et ses conséquences. Et c’est cela l’enfer.
Dieu « use de patience envers nous, ne voulant pas qu’aucun ne périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance ». (2 Pierre 3:9)

Il désire « que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité ».(1 Timothée 2:4)

En Jésus-Christ, Dieu est venu vers nous pour nous sauver. Il est le seul à pouvoir nous délivrer de la mort et de l’enfer. Mais, pour qu’il en soit ainsi, nous devons cesser de nous débattre et saisir la main qu’il nous tend. Une fois que nous mettons notre foi en Jésus, nous recevons la paix avec Dieu.
« Au final, il n’y a que deux genres de personnes : Ceux qui disent à Dieu, “Que ta volonté soit faite”, et ceux à qui Dieu dit à la fin, “Que ta volonté soit faite”. »
C.S. Lewis (1898 – 1963) The great Divorce Le grand Divorce entre le Ciel et la Terre ], 1946, p.72.